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Comment l’Algérie compte relancer sa production d’hydrocarbures

Comment l’Algérie compte relancer sa production d’hydrocarbures

L’Algérie compte sur la nouvelle loi sur les hydrocarbures pour relancer sa production d’hydrocarbures. « La nouvelle loi vise à assouplir les conditions de réalisation des activités en amont et à améliorer la rentabilité des projets », a déclaré le président de l’Agence Nationale pour la Valorisation des Ressources en Hydrocarbures (Alnaft), Noureddine Daoudi, dans une interview au site spécialisé S&P Global Platts, publiée hier vendredi.

M. Daoudi a ajouté qu’en vertu de la nouvelle loi, la part des revenus de l’Algérie avait été réduite. « Cela montre que l’Algérie est disposée à créer un environnement pour l’investissement et le renforcement des partenariats », a estimé le président d’Alnaft. « Je suis convaincu que cela contribuera à ramener les investissements étrangers en Algérie dans le secteur de l’exploration et de la production de pétrole et de gaz », a-t-il affirmé en outre.

Noureddine Daoudi a également fait savoir que « la nouvelle loi sur les hydrocarbures est flexible » sur le sujet de l’octroi de licences à la suite de négociations bilatérales ou de rondes de licences, expliquant qu’elle « permet de lancer des appels d’offres pour promouvoir les actifs potentiels E&P, tandis que la consultation directe est également une autre possibilité permettant des partenariats dans l’exploration et le développement de champs ».

« Une autre façon d’obtenir un contrat d’hydrocarbures en Algérie est de réaliser des travaux de prospection sur une zone spécifique. Ensuite, si une perspective d’hydrocarbures est identifiée, l’entreprise peut soumettre un plan de recherche pour conclure un accord sur les hydrocarbures », a-t-il affirmé dans ce cadre.

La production de pétrole en Algérie s’établit actuellement aux alentours d’un million de barils journaliers. Elle s’établissait à 1,2 million de barils au début des années 2010 après avoir connu un pic de production à 1,4 à une période entre 2005 et 2010. La production de gaz a connu une tendance en dents de scie, s’établissant selon les périodes entre 6 et 10 milliards de mètres cube par mois ces trois dernières années.

Reconnaissant que les résultats des quatre derniers appels d’offres lancés par Alnaft étaient la preuve de la « faible rentabilité » des projets proposés sous le régime fiscal de l’ancienne loi sur les hydrocarbures, Noureddine Daoudi a estimé que la nouvelle loi a « de nombreuses incitations » et prévoit un nouveau cadre contractuel et un régime fiscal beaucoup plus simple en conformité avec les normes internationales.

« Nous voulons non seulement renforcer et développer nos affaires avec des partenaires traditionnels, mais aussi avec de nouvelles sociétés pétrolières et gazières qui souhaitent investir en Algérie », a indiqué Daoudi, installé à la tête d’Alnaft le 23 avril dernier en remplacement d’Arezki Hocini.

« Nous souhaitons attirer toutes les entreprises, en particulier celles qui ont un savoir-faire et une expertise de haute technologie », a fait savoir Noureddine Daoudi, précisant que « de nombreuses opportunités s’offrent aux compagnies pétrolières, qu’elles soient grandes ou petites ».

Le président d’Alnaft a également évoqué les perspectives du gaz de schiste en Algérie. « Pour l’instant, l’action de l’Algérie vise à évaluer le potentiel et à acquérir des connaissances sur les techniques et méthodes d’exploration, dans le strict respect de l’environnement », a déclaré Daoudi.

« Nous avons encore besoin de connaître le véritable potentiel souterrain », a-t-il fait savoir, ajoutant que « des études sont menées afin d’évaluer le potentiel ».

Daoudi a dans ce cadre indiqué qu’une première étude à grande échelle est en cours pour évaluer le potentiel en place dans sept bassins du Sahara algérien, et les résultats préliminaires avaient été « encourageants ».

« Il est fondamental de faire une estimation de ce que nous pourrions produire et des moyens de mobiliser », a estimé Daoudi, rappelant par ailleurs qu’il « existe encore d’énormes quantités de réserves d’hydrocarbures conventionnelles prouvées qui doivent être extraites de nombreux champs en cours d’exploitation, en particulier ceux qui sont matures et nécessitent une technologie pétrolière améliorée ».

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