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Elle avait défendu la moudjahida Djamila Boupacha : l’avocate Gisèle Halimi est morte

Elle avait défendu la moudjahida Djamila Boupacha : l’avocate Gisèle Halimi est morte

Gisèle Halimi, l’avocate et militante féministe française, est décédée ce mardi 28 juillet à Paris, à l’âge de 93 ans. Elle était connue comme une grande amie de la révolution algérienne, ayant défendu la cause nationale et les militants du FLN pendant la guerre de Libération.

Née le 27 juillet 1927 à la Goulette (Tunisie), elle entre au barreau de Tunis en 1949, puis à celui de Paris en 1956. Elle prendra ensuite la défense de nombreux militants nationalistes algériens, dont la moudjahida Djamila Boupacha.

Elle a notamment cosigné un livre avec Simone de Beauvoir intitulé Djamila Boupacha. Le portrait qui a servi de couverture au livre a été peint par Pablo Picasso.

Parmi les autres engagements de Gisèle Halimi, son soutien à l’indépendance de son pays d’origine, la Tunisie. Elle a aussi présidé une commission d’enquête sur les crimes commis par les Américains pendant la guerre du Vietnam et fut membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine.

Féministe engagée, elle a longtemps défendu l’émancipation de la femme, l’avortement libre, la contraception…

Sa première action en faveur des droits des femmes remonte à ses 13 ans, lorsqu’elle a entamé une grève de la faim au sein même de sa famille pour obtenir le droit de ne pas faire le lit de son frère. Un droit qu’elle finira par arracher. « Aujourd’hui j’ai gagné mon premier petit bout de liberté », disait-elle.

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