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L’Algérie dénonce le projet israélien d’annexion de parties de la Cisjordanie

L’Algérie dénonce le projet israélien d’annexion de parties de la Cisjordanie

Le président Abdelmadjid Tebboune a dénoncé ce mardi le projet israélien d’annexer de nouvelles terres palestiniennes. La réaction du chef de l’État est intervenue lors d’un appel téléphonique qu’il a reçu de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, selon un communiqué de la Présidence de la République.

Les présidents algérien et turc ont « dénoncé le projet d’Israël visant l’annexion de nouvelles terres palestiniennes ». Ils l’ont qualifié « d’une nouvelle violation flagrante du droit international et d’entrave supplémentaire au processus de paix ».

Israël entend lancer à partir du 1er juillet le processus d’annexion de nouvelles terres palestiniennes situées en Cisjordanie occupée, en dépit des condamnations qu’il suscite de la part des organisations internationales.

Lundi, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réitéré la volonté de son pays de ne pas rater « l’occasion historique » d’annexer une partie de la Cisjordanie.

Mardi, la France par le biais de son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a demandé à Tel Aviv de renoncer à son projet d’annexion, en avertissant qu' »une telle décision ne pourrait rester sans réponse ». La Ligue Arabe a déjà qualifié le projet de « crime de guerre » alors que l’ONU et la Russie ont déjà réagi en exprimant leur opposition à cette annexion, qui fait partie d’un plan américain pour le règlement du conflit israélo-palestinien. Ce plan prévoit l’annexion par Israël de nouvelles terres palestiniennes situées en Cisjordanie occupée.

Outre la situation en Palestine, Tebboune et Erdogan ont évoqué la Libye et convenu d’ « intensifier les efforts afin d’imposer, dans une première phase, un cessez-le-feu, comme prélude nécessaire pour faciliter la solution politique interlibyenne, basée sur le respect de la légitimité populaire garante de la souveraineté de la Libye et de l’unité de son territoire », conclut le communiqué de la Présidence.

La Turquie est impliquée militairement dans le conflit libyen, aux côtés du Gouvernement d’union nationale (GNA), en guerre contre les troupes du maréchal Khalifa Haftar, qui est soutenu de son côté par les Émirats arabes unis et l’Égypte.

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