search-form-close
L’Algérie déplore de nouveau le retard dans le règlement du conflit au Sahara occidental

L’Algérie déplore de nouveau le retard dans le règlement du conflit au Sahara occidental

L’Algérie a déploré de nouveau le retard pris dans le règlement du conflit au Sahara occidental, et dénoncé les « manœuvres désespérées » du Maroc d’imposer la politique du fait accompli dans la dernière colonie d’Afrique.

Le ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum a affirmé mercredi que ce ces manœuvres « ne sauraient entamer la justesse de la cause du peuple sahraoui », dans un message à l’occasion de la Journée de l’Afrique, publié via l’agence officielle. Pour lui, ces manœuvres sont en total en flagrante violation de l’Acte constitutif de l’UA et de la doctrine onusienne en matière de décolonisation.

L’Algérie regrette « la non-concrétisation de la dynamique escomptée dans le dossier du Sahara occidental, qui n’a toujours pas trouvé un règlement », a ajouté M. Boukadoum, qui a exprimé ses regrets de « voir le processus de paix, depuis la démission de l’Envoyé personnel du SG de l’ONU, embourbé dans un chemin semé d’embuches ».

Le chef de la diplomatie algérienne a rappelé que l’ONU et le Conseil de sécurité travaillaient depuis des années, à la mise en œuvre du Plan de règlement de la question du Sahara occidental, qui est basé sur le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination.

M. Boukadoum a poursuivi en lançant un nouvel appel à « des efforts sincères » pour résoudre l’unique question de décolonisation en suspens en Afrique.

Lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba début février, le président Abdelmadjid Tebboune, avait déclaré avoir exhorté le secrétaire général des Nations Unies à « hâter » la désignation de son Envoyé personnel et à relancer le processus de règlement de la question du Sahara Occidental.

« Force est de constater, avec regret, que depuis la démission de l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Horst Kohler, le processus de paix onusien est sur une voie semée d’embûches. J’ai d’ailleurs adressé, il y a quelques jours, une lettre au SG de l’ONU pour l’exhorter à hâter la désignation de son Envoyé personnel et à relancer le processus de règlement de la question du Sahara Occidental », avait fait savoir le Président Tebboune, dans son allocution lors du 33ᵉ sommet de l’UA).

Il a déploré le fait que la question du Sahara occidental n’ait toujours pas trouvé de règlement, alors que « depuis de longues années, l’Organisation des Nations Unies et le Conseil de sécurité, appuyés par notre organisation continentale, s’emploient à la mise en œuvre du plan de règlement de la question du Sahara occidental basé sur le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination ».

  • Les derniers articles