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Messahel fait la promotion de Bouteflika et de la réconciliation nationale dans le The Washington Times

Messahel fait la promotion de Bouteflika et de la réconciliation nationale dans le The Washington Times

Dans une tribune publiée en fin de semaine dernière, dans le journal américain The Washington Times, le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel fait l’éloge de l’action de Bouteflika qu’il présente comme le président qui a instauré la paix dans le pays.

« Quelques mois après son élection, le nouveau président a proposé une nouvelle voie aux extrémistes et a été, par la suite, capable de les réconcilier avec le processus politique. Il a su que s’il construisait un consensus plus large qui permettrait l’expression politique même à ceux qui ont des opinions radicales, nous pourrions établir une paix durable dans un pays où des centaines de milliers de personnes sont inutilement mortes pour leurs différences », écrit Messahel qui lie ainsi la politique de réconciliation nationale à la seule élection de Bouteflika à la tête du pays.

Pour Messahel, « l’amnistie était difficile et politiquement risquée » car l’objectif principal des terroristes était de « détruire le gouvernement et ses institutions en perpétrant des actes de violences barbares contre la population. Ils ont ciblé sans distinction hommes, femmes, enfants, intellectuels et fonctionnaires d’État et ont détruit infrastructures, écoles, bâtiments publics et même les récoltes ».

Mais malgré le risque politique que comportait l’amnistie des terroristes, « M. Bouteflika n’a jamais hésité », affirme Messahel.

Cette politique a donné une « grande leçon qui est que l’extrémisme peut être stoppé avec une solution politique juste au lieu de la violence », selon Messahel qui ajoute que « malheureusement, cette idée de réconciliation et d’opportunité offerte à chacun d’exprimer ses opinions politiques reste un concept radical dans une région en proie à des factions et à des inimités profondes ».

Le ministre des Affaires étrangères voit toutefois qu’il y a de l’espoir pour cette approche car, selon lui, « dans les dernières années seulement, l’Algérie a aidé à organiser des pourparlers de paix entre les factions belligérantes dans les conflits au Mali, en Tunisie, Burkina-Faso et en Libye et a négocié des accords modelés selon notre exemple de justice réparatrice et de réconciliation ».

Le message de Messahel à travers cette tribune est clair : présenter Bouteflika aux Américains comme un grand promoteur de la paix et du vivre-ensemble et dont l’action bienfaitrice déborde les frontières de l’Algérie.

« Dans un temps où l’extrémisme prévoit et fomente un choc imminent entre l’occident et les civilisations musulmanes et à l’intérieur de l’islam-même, les Algériens ont, en majorité, choisi de voir un monde avançant vers le pardon et la réconciliation », écrit Messahel pour qui « c’est dans cet esprit que l’Algérie « a introduit et fait passer une résolution à l’Assemblée générale des Nations unies déclarant le 16 mai comme journée internationale du vivre-ensemble en paix ».

« Le plus grand espoir de M. Bouteflika, après sa longue carrière au service de son pays, est que ces principes simples de dignité, de justice et de pardon se réalisent pour tout le monde. Sans eux, les cercles vicieux de l’intolérance et de la violence persisteront, même parmi les pays dits développés. Nul n’est à l’abri de la haine mais tous sont capables de la transcender », conclut M. Messahel.

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