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Polémique sur le maintien de l’Aïd el-Adha : Belmehdi répond aux experts

Polémique sur le maintien de l’Aïd el-Adha : Belmehdi répond aux experts

Le maintien de l’Aïd el-Adha en Algérie ne fait pas l’unanimité. Des spécialistes en médecine ont appelé à son report, ce que le ministre des Affaires religieuses Youcef Belmehdi, refuse, en réitérant son soutien à la commission de la fatwa.

« Dans son communiqué n°20, la commission de la fatwa a tranché sur un sujet qui a suscité une grande polémique en maintenant le rituel de l’Aïd El Adha. Le retard qu’a pris la commission pour émettre son avis sur la question est dû à son souci de collecter toutes les informations de la part du comité scientifique Covid-19 », a expliqué M. Belmehdi, sur la Chaîne Une de la Radio nationale.

La décision du maintien de l’Aïd El Adha a été prise en concertation avec le comité scientifique de surveillance de l’épidémie du Covid-19 dont les membres, insiste Belmehdi, ont pris connaissance du contenu du communiqué rédigé par la commission de la fatwa. « Nous avons essayé de sortir avec un avis qui puisse constituer un consensus, tant du point de vue religieux que scientifique », soutient M. Belmehdi.

Pour éviter la contamination au coronavirus durant l’Aïd el-Adha, le ministre conseille entre autres de privilégier les abattoirs agréés par l’Etat pour égorger le mouton. Il appelle aussi les citoyens à respecter les consignes sanitaires,  notamment la distanciation sociale, le port du masque et d’éviter les regroupements. S’agissant de la prière de l’Aïd, elle se fera à la maison, rappelle Belmehdi.

Des professeurs en médecine ont alerté sur le risque sanitaire accru à l’occasion de la fête de l’Aïd, appréhendant une potentielle flambée des contaminations au Covid-19. Deux collectifs de professeurs en médecine ont rendu publiques, le 18 et le 27 juillet, deux déclarations appelant les hautes autorités à annuler Aïd El Adha pour cette année 2020 à cause du risque sanitaire. A ce propos, Belmehdi dit prendre acte de ces appels mais que l’avis du comité scientifique est le seul à prendre en considération.

Seize imams décédés du Covid

En outre, M. Belmedhi s’est exprimé sur les appels à la réouverture des mosquées, en soulignant que le risque sanitaire est encore grand pour décider de rouvrir les édifices religieux au public. A ce propos, M. Belmehdi annonce que 166 imams ont été contaminés au Covid-19 et seize autres en sont décédés. « Cela démontre que même l’imam n’est pas à l’abri de la contamination », relève Belmehdi.

« La question qu’on doit se poser n’est pas tant de se dire quand on va rouvrir les mosquées, mais quel est notre degré de conscience pour se conformer aux mesures sanitaires », souligne-t-il. Le ministre dit s’en tenir, dans la prise de décision dans le sens de la réouverture ou pas des lieux de prière, à l’avis du comité scientifique de surveillance du Covid.

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