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Révision constitutionnelle : Talaie El Hourriyet charge le comité Laraba

Révision constitutionnelle : Talaie El Hourriyet charge le comité Laraba

Le parti Talaie El Hourriyet a critiqué ce mardi l’intervention récurrente dans les médias des membres du comité Laraba ayant rédigé la mouture de la révision constitutionnelle.

« Cette pratique jette le discrédit sur le processus de consultation initié par le président de la République dans sa quête d’une constitution consensuelle », critique ce parti dans un mémorandum portant son avis sur la révision constitutionnelle.

« Talaie El Hourriyet considère par ailleurs, qu’avec la remise, le 24 mars 2020, au président de la République de la mouture de l’avant-projet sur les amendements constitutionnels, le comité d’experts avait bouclé sa mission et ne pouvait en aucun cas s’engager dans une quelconque opération de marketing ».

Le parti fondé par Ali Benflis soupçonne que ces incursions visent à conférer à la mouture un caractère définitif.

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« Timing inadéquat »

Sur le fond, Talaie El Hourriyet trouve le « timing inadéquat » pour la révision constitutionnelle en raison de la pandémie de coronavirus et l’absence d’un consensus politique préalable et l’absence d’un climat politique d’apaisement, notamment la persistance des entraves sur l’exercice politique et les médias.

Aussi, relève-t-il « une série d’incohérences incompatibles avec les impératifs de changements, de rupture et de bonne gouvernance ». Il cite la réduction des aspirations de la révolution populaire du 22 février 2019 à des « revendications exclusivement sociales, occultant notamment l’exigence de changement radical du régime politique, de condamnation des faits de corruption et de la nécessité d’une justice indépendante ». Il pointe aussi « l’omniprésence de l’Institution présidentielle dans l’édifice institutionnel ».

Suppression du Conseil de la Nation

Au chapitre des propositions, Talaie El Hourriyet préconise d’étendre le régime déclaratif aux partis et le plein rétablissement de la fonction de chef du gouvernement et de conseil du gouvernement et un partage rationnel des attributions au sein de l’Exécutif.

Autres propositions : la suppression du Conseil de la Nation, « au motif que les conditions qui ont présidé à sa création ne sont plus d’actualité ; institution souvent critiquée pour déficit démocratique, son maintien est un facteur de complexité institutionnelle qui implique, en outre, des contraintes budgétaires très lourdes pour un Etat en quête de ressources » ou la « suppression du tiers présidentiel pour combler le déficit démocratique du Conseil de la Nation et éloigner le pouvoir exécutif de toute interférence dans sa composition ».

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