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Tlemcen : Nour el Houda Oggadi et trois autres détenus retrouvent la liberté

Tlemcen : Nour el Houda Oggadi et trois autres détenus retrouvent la liberté

Cascade de libérations et de relaxes ce jeudi 13 février au tribunal de Tlemcen. L’étudiante Nour el Houda Oggadi, en détention depuis le 19 décembre dernier, retrouve la liberté à l’issue de son procès qui a eu lieu ce jeudi devant le tribunal de Tlemcen, apprend-on d’un membre du collectif de défense. De même que les détenus Mohamed Khouani, Aissam Sayeh et Abdelkader Belarbi. Nour el Houda a été condamnée à six mois de prison, dont un mois ferme. Elle est donc libre puisque sa peine ferme elle l’a largement purgée, étant emprisonnée depuis près de deux mois. Les trois autres détenus, ont écopé d’une année de prison, dont une partie ferme couvrant la détention provisoire, le reste avec sursis.

« Le verdict est condamnation à un an dont la durée passée en prison et le reste sursis pour chaque détenu. Par exemple : Oggadi Nour Elhouda (du 19 décembre 2019 à aujourd’hui) prison, le reste sursis », rapporte le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Dans la matinée, 22 manifestants ont été relaxés par le même tribunal. Ils étaient poursuivis pour entrave au déroulement de l’élection présidentielle du 12 décembre dernier. La journée a été particulière pour les manifestants et activistes du hirak à Tlemcen.

Une trentaine d’entre eux, dont certains en détention, ont été jugés par le tribunal de la ville où un dispositif sécuritaire a été déployé.

Une foule nombreuse s’est rassemblée aux alentours du Palais de justice pour apporter son soutien aux personnes poursuivies. Certains, dont des anciens détenus du hirak comme Samira Messouci, sont venus de la capitale et d’autres wilayas.

L’étudiante Nour el Houda, engagée dans le hirak, était poursuivie pour ses publications sur les réseaux sociaux et accusée d’incitation à attroupement et atteinte au moral de l’armée. Le procureur avait requis un an de prison ferme à son encontre.

Au cours de l’audience, témoigne le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), elle a plaidé magistralement sa cause, « dénonçant le harcèlement qu’elle a subi de la part de la police lors de ses deux jours passés en garde à vue ». Au juge qui lui demandait à la fin de son procès si elle avait quelque chose à dire, l’étudiante a répondu : « Liberté ». Depuis son arrestation le 19 décembre, ses camarades lui rendent hommage et exigent sa libération chaque mardi à l’occasion de la traditionnelle des étudiants.

Mohamed Khouani a lui aussi fait vibrer la salle avec sa plaidoirie, disant assumer tout ce qu’il a fait et qu’il était déterminé à aller jusqu’au bout. Le procureur a requis un an de prison ferme.

La même peine a été requise à l’encontre de Abdelkader Belarbi, Aissam Sayeh et les deux ex-détenus Tah Khaldi et Bouziza Boumediene.
Sayah a provoqué un incident en déclarant qu’il ne reconnaissait pas cette justice. Ce sont ses avocats qui l’ont convaincu de rester, selon la même source.

Hier mercredi, 32 personnes poursuivies pour des faits en lien avec le hirak ont été relaxés par les tribunaux de Aïn Témouchent (30) et Souk Ahras (2).

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